Municipales dans les Hauts-de-Seine 

Il n’y a pas eu de surprise : les maires sortants sont reconduits avec souvent des majorités importantes et parfois des résultats plus serrés, dus le plus souvent à des projets d’urbanisme rejetés par une partie de la population. La « protection de l’environnement » n’a pas fait l’élection.

A Sèvres Grégoire de la Roncière, après avoir juré ses grands yeux qu’il n’effectuerait que deux mandats, s’est laissé tenté par un troisième. A n’en pas douter la soupe est bonne.

La sociologie des villes qui composent le centre des Hauts-de-Seine ‘GPSO) évolue vers un accroissement continu du nombre de ménages riches, une envolée des prix du foncier.

Un parc locatif social étendu dans plusieurs villes du 92 permet aussi une meilleure diversité, Bagneux avec 62,41% au premier tour, Gennevilliers avec plus de 66% des voix au premier tour, malgré une liste LFI, Châtillon avec 62% au premier tour ont été conservées par la gauche comme Malakoff et Nanterre au second, même si des majorités se sont défaites avant le premier tour. Comme à Malakoff où les écologistes sont passés dans l’opposition à une majorité à laquelle ils participaient depuis 12 ans. Colombes a été perdue par les écologistes et la gauche qui n’ont pas su convaincre.

Fontenay-aux-Roses et Chaville sont dirigées désormais par deux maires PS menant des listes divers gauche. Pauline Le Fur à Fontenay-aux-Roses, plus jeune maire des Hauts de Seine à 30 ans, battant un sortant bien installé. A Chaville, Thierry Besançon reçoit la récompense d’un travail de fond, au long terme, qui l’avait vu échouer de très peu en 2020 et lui permet de l’emporter en réunissant toute la gauche et les écologistes en 2026.

Certains pensaient la Maire de Ville d’Avray, Mme de Marcillac (Divers droite), fragilisée par une opposition très active sur les projets d’urbanisme menés par la Mairie, défendant un projet de logements sociaux, et par le long feuilleton de la rénovations des étangs peints par Corot. Il n’en a rien été, la seule liste d’opposition de droite a sèchement été battue et la tête de liste ne siégera pas.

Pierre-Christophe Baguet (LR) à Boulogne-Billancourt et Grégoire de la Roncière (Divers Droite) à Sèvres terminent un second tour vers 52% après avoir culminé à 47% au premier tour. Pour autant à Boulogne comme à Sèvres les sortants sont contestés principalement par des opposants de droite qui relèguent gauche et écologistes à des scores faibles. Le PS est absent du conseil municipal de Boulogne pour la première fois depuis des décennies. Ville d’Avray et Marnes-la Coquette, Vaucresson et de nombreuses communes à haut potentiel fiscal ne connaissent plus de gauche depuis des lustres ou réduite à un étiage très bas.

La prochaine élection sera peut-être dans 7 ans, la concomitance d’élection présidentielle et d’élections municipales rendant nécessaire le report d’un an de ces dernières.

Frédéric Puzin

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GPSO 2026-2032

Le lieu décisionnel est l’intercommunalité où les débats sont très éloignés des affrontements locaux en conseils municipaux. La représentation des conseillers municipaux pouvant aller d’un seul à 28 sur 55.

L’établissement public Grand Paris Seine Ouest, regroupant Boulogne, Issy, Meudon, Vanves, Sèvres, Chaville, Ville d’Avray et Marnes a reconduit M. Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, à la tête de l’établissement, tous les autres maires recevant des vice-présidences.

73 élus, dont 28 à Boulogne et 16 à Issy-les Moulineaux, plus d’une moitié à elles seules. 12 élus représentent des minorités de conseils municipaux.

Le Président marque sa préférence pour la disparition de la Métropole du Grand Paris et pour l’obtention d’une fiscalité propre pour GPSO.

Le Plan climat air énergie territorial, PCAET, était prévu de 2020 à 2025. La conclusion d’un nouveau Plan climat devrait être engagée rapidement, alors que des réunions préparatoires avaient été menées plus de deux ans avant son adoption en mars 2021. Il semblerait que des points d’étape devraient être menés sur le règlement de publicité intercommunal afin de savoir si beaucoup de dispositifs sont encore illégaux. Même démarche pour le plan local d’urbanisme intercommunal qui exige une réévaluation.

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