Soirée du 22 mars dernier. Résultat du 2ème tour des élections municipales à Issy les Moulineaux. Comme un goût amer dans la bouche. Une référence s’impose à mon esprit. Le fim culte de Visconti, « Le Guépard » en 1963, avec Claudia Cardinale, Burt Lancaster et Alain Delon. Ce film décrit, en Sicile, en 1860, sur fond d’unification de l’Italie, le déclin inéluctable d’une vieille aristocratie. Film crépusculaire !

Et s’impose la fameuse phrase non moins culte, prononcée par Alain Delon et devenue aphorisme : « il faut que tout change pour que rien ne change » : Au bout d’un certain temp, la caste au pouvoir, si elle veut le conserver, doit être prête à accepter des changements, sinon elle se condamne à disparaître.
Et bien à Issy les Moulineaux , nous n’en sommes toujours pas là, car, ici, il suffit que « rien ne change pour que rien ne change » !
André Santini vient d’être réélu pour la 8ème fois depuis 1980. 46 ans plus tard ! Comment expliquer un tel atavisme ?
Comment 11610 électeur.trice.s, près de 48 % des votant.e.s ont pu souhaiter un tel immobilisme ? Comment, environ 46% des électeur.trice.s d’Issy les Moulineaux ( 46084 inscrit.e.s), ont pu décider de ne pas voter et donc implicitement d’accepter la réélection d’André Santini ?
N’attendez pas de ma part une fine analyse politique, il s’agit d’un simple billet d’humeur d’un Isséen déprimé devant une telle fatalité.
Une réponse facile serait de dire, c’est de la faute à la médiocrité de l’opposition. J’en fait partie, je n’aurai pas la prétention de dire que nous n’avions pas de défauts ! Nous avions cependant un programme solide, de gauche et écologique, innovateur du point de vue de la démocratie et de la transition écologique.
La majorité des électeur.trice.s, préfère donc la tranquillité d’une ville dortoir dont les cordons de la bourse sont tenus en bon père de famille, quitte à réélire ou laisser réélire un vieillard, très malade, et sous procédure judiciaire.
Leur responsabilité n’en est pas moindre !
Laurent Thibault
PS : La disparition très récente d’André Santini, dont je ne peux évidemment pas me réjouir, ne remet pas en cause mes propos, ci-dessus.





