Le projet ILEX pour les berges

Suite au recours porté par les associations, le tribunal administratif de Versailles a annulé en décembre dernier l’article 3 de la délibération du Conseil général des Hauts-de-Seine du 6 juillet 2007 relative à l’aménagement de la RD7 et des berges entre le pont de Sèvres et Paris ; l’article 3 autorisait le président du CG92 à contracter un marché de maîtrise d’oeuvre avec l’équipe de concepteurs d’ILEX, ainsi chargée de la refonte des berges.
C’était l’annulation de toute la délibération qui était demandée ; seul le vice de procédure sur le marché à passer avec ILEX a été retenu par le tribunal. C’est peu, au regard des enjeux en question.
Souvenons-nous du projet proposé par l’équipe ILEX : un aménagement de berges très minéral, ne tenant pas suffisamment compte des spécificités paysagères des différents tronçons du linéaire et encore moins du potentiel de biodiversité sur la terre et dans l’eau ; l’artificialisation des milieux naturels progressivement revenus sur les berges depuis la déprise industrielle il y a plus de 15 ans ; le déni des traces historiques et sociales du site, ainsi que des pratiques des habitants riverains.
Las, le Conseil général a déjà régularisé la procédure mise en cause…
Un coup d’épée dans l’eau, donc. Nous continuerons d’autant plus à défendre l’idée de berges véritablement renaturées où les riverains cohabitent avec la nature, en bonne intelligence.

Luc Blanchard.

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