L’ancienne gare du Pont de Sèvres vendue 

Braderie du patrimoine communal; l’ancienne gare du Pont de Sèvres vendue  à un promoteur/restaurateur

Depuis dix ans, l’ancienne gare du Pont de Sèvres faisait partie du patrimoine de Sèvres. Elle servait à des réunions associatives et à des représentations théâtrales. Depuis quelques années, plusieurs associations ou habitants ont proposé que la gare soit transformée en lieu associatif, ouvert à toute la population. C’était le fondement de l’acquisition par la ville en 2008.

Lors du précédent mandat, l’actuel maire, alors adjoint à la culture, a fait mener une étude avoisinant les 100 000 euros pour transformer ce lieu en lieu culturel. Cette étude n’a jamais été communiquée.

Aujourd’hui, sans aucune information préalable, sans aucun débat au sein du conseil municipal ou avec la population, le maire vient de vendre la gare au profit d’un restaurateur haut de gamme, le groupe HG (Hakim Gaouaoui). Ce dernier continue à peaufiner son empire, en association avec le chef très médiatique Norbert Tarayre. Dernière conquête de ce groupe, l’ancienne gare du Pont de Sèvres pour un prix de 650 000  !

La ville argumente qu’elle souhaite “rouvrir le lieu pour les Sévriens sans que cela ne coûte à la ville”. Or Sèvres vient de vendre ses parts dans la SEMI Sèvres au bailleur social I3F pour une somme de 34 millions d’euros ! Elle n’a pas besoin de vendre son patrimoine pour obtenir des financements supplémentaires. Elle était au contraire en capacité de mener à bien une réhabilitation de ce bâtiment historique, ayant toujours eu une vocation publique.

Tout cela est fini et la Ville ne maîtrise plus le devenir de ce bâtiment. C’est le fait du prince.

Pourtant des solutions existaient, à l’image du Hasard Ludique, de la Recyclerie (anciennes gares sur Paris), de l’ancienne gare de Suresnes-Longchamp reconvertie en musée d’histoire urbaine et sociale à Suresnes, de la gare des Moulineaux toujours en activité, ou encore de l’ancienne gare du Bas-Meudon transformée en restaurant, mais appartenant, elle, toujours, à la ville.

La ville de Sèvres n’a fait preuve d’aucune imagination ni de désir d’un développement culturel pour cette entrée de ville. En s’obstinant à privatiser ce lieu, la ville se prive d’une opportunité exceptionnelle de créer un lieu convivial et associatif.

Nous contestons cette décision unilatérale qui ne bénéficiera qu’à un petit nombre, aux dépens de la majorité des Sévriens.

Antoine Monnet

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