Du global au local

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À l’heure où l’état de la Terre et de la biodiversité connaît une dégradation croissante et où un mouvement de protestation citoyenne et associative se développe afin d’appeler nos gouvernants à agir afin de protéger notre planète et ses habitants, il peut paraître nombriliste de parler de l’île Seguin ! Un peu d’indulgence car l’aménagement des terrains Renault est l’une des raisons de notre création en avril 1992 et nombre de nos membres travaillent activement sur ce sujet depuis 2004, 15 ans déjà ! Par ailleurs, rappelez-vous, nous sommes associés avec d’autres acteurs associatifs à un recours contre l’État pour son inaction à combattre la pollution de l’air !

Ceci étant posé, nous nous félicitons de la signature, le 14 décembre dernier, d’un protocole d’accord concernant l’aménagement de la partie centrale de l’Île Seguin d’une superficie de 4,5 hectares. Cette convention est le résultat d’une année de médiation juridictionnelle menée par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, M. Gilles Hermitte. Plusieurs associations dont Val de Seine Vert et des riverains se sont donc mis d’accord pour que ne soient pas construits plus de 230 000 m² de surface sur l’île, que les futurs bâtiments ne dépassent pas 74 m NGF de haut avec la possibilité qu’un seul dépasse 96 mètres, qu’il n’y ait pas un bloc uni d’immeuble grâce à cinq percées visuelles permettant une préservation des vues entre Meudon et Boulogne-Billancourt et qu’un jardin de 15 000 m² soit créé.

Le dialogue a ainsi permis de renouer le contact entre toutes les parties ayant formé des recours judiciaires contre le plan local d’urbanisme de l’île et de faire que nos propositions formulées dès 2013 soient finalement agréées. Le respect de l’ensemble de ces mesures se fera par l’intermédiaire d’un comité de suivi qui a tenu sa première réunion, le 30 janvier.

Certes, d’autres possibilités d’aménagement étaient possibles notamment en termes de densité ou d’espace vert voire de préservation du bâti industriel et donc de la mémoire ouvrière. Mais malheureusement à l’impossible nul n’est tenu, surtout au regard de nos forces, des nouvelles règles en matière d’urbanisme et de la volonté d’une majorité de riverains de voir émerger rapidement une solution acceptable par tous. Désormais, la balle est dans le camp du futur aménageur, a priori la société « Boulogne-Studios » filiale du groupe Bolloré, qui devra désormais prendre en compte les règles ainsi posées le 14 décembre.

Alain Mathioudakis

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