Quel avenir pour le centre de Sèvres ?

Sèvres fait partie de ces communes qui ont connu une rénovation lourde à la fin des années 1960. Le centre ancien a été presque entièrement rasé et remplacé par des tours d’habitation bordant une autoroute urbaine. Depuis lors, le cœur de ville a cessé de battre. L’équipe municipale, élue en 2014, semble souhaiter traiter cette question.

A l'angle de la Grande Rue et de la rue des Caves

A l’angle de la Grande Rue et de la rue des Caves

Contrairement à ce qui s’était passé lors de la révision du plan local d’urbanisme, mené au pas de charge en 2015, les élus semblent s’attaquer à la rénovation du centre-ville en tentant d’y associer la population. Le 21 mai dernier, une balade urbaine a été organisée afin d’établir un diagnostic partagé avec les habitants. Des ateliers ont suivi en juin, ouvrant sur une restitution début juillet.
La phase diagnostic
Le cadre imposé pour la réflexion sur l’aménagement du centre-ville ne présageait rien de bon. Le périmètre d’étude, réduit à l’îlot délimité par l’avenue de l’Europe et la Grande Rue, était trop étriqué. L’avenue de l’Europe (RD910) était exclue car du ressort du conseil départemental ! Quant aux ateliers qui suivirent la balade urbaine, leurs participants avaient été sélectionnés afin d’être « représentatifs des Sévriens », sans aucune transparence.
L’affaire paraissait mal engagée, mais les participants n’étaient pas prêts à se laisser brider, et l’agence Traitclair, chargée d’encadrer le dispositif, fit preuve de souplesse. Il apparut très rapidement que le périmètre du centre-ville devait être étendu bien au-delà de la mairie, jusqu’au jardin du CIEP, de façon à inclure la Poste, le SEL et le magasin Lidl. De la même façon, il était impensable de ne pas prendre en compte la rue Pierre Midrin, la place du théâtre et les équipements publics de la rue des Binelles. De l’avis général, retrouver un cœur de ville nécessite, avant tout, de favoriser les circulations piétonnes d’un coteau à l’autre, de réguler la circulation automobile et de supprimer nombre de parkings à ciel ouvert.
L’imagination au pouvoir
Les Sévriens ne manquent pas d’idées pour humaniser et pacifier la ville, vivifier le commerce, renforcer l’offre culturelle et de loisirs. Certains imaginent de supprimer la station-service qui masque l’église, d’autres de restructurer en profondeur le centre administratif en y implantant le commissariat et, pourquoi pas, une entrée du marché Saint-Romain. Nombreux sont ceux qui voudraient que la partie commerçante de la Grande Rue devienne piétonne, ou pour le moins qu’elle soit transformée en zone de rencontre. Les idées fusent, l’urgence est palpable, et puisqu’aucun projet ne paraît préexister, la parole se libère.
Que restera-t-il de tout cela lors du passage à la phase de préconisation, qui doit avoir lieu de septembre 2016 à avril 2017 ? Il est trop tôt pour le dire, mais souhaitons que les premières réalisations ne soient pas reportées aux calendes grecques.
Val de Seine Vert

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