Les serres d’Auteuil, le combat continue

En dépit des recours administratifs déposés par 5 associations de protection de l’environnement et du patrimoine…
Le Tribunal de Grande Instance, le 18 octobre 2016, n’a pas suivi les arguments des héritiers de l’architecte Jean Camille Formigé, créateur du jardin botanique et des serres d’Auteuil, lui demandant d’arrêter les travaux de destruction en cours. Des centaines de végétaux et des serres de travail ont déjà été éliminés pour une extension du stade de tennis Roland Garros. L’audience de jugement au fond sur le bien-fondé des héritiers Formigé à défendre l’intégrité de l’œuvre architecturale et paysagère de leur ancêtre a conclu le 3 novembre dernier que les arrière-petites-filles de l’architecte n’avaient pas « qualité à agir ».
Cette longue série de combats pour la défense de la nature, du bois de Boulogne, et de la création architecturale agrémentée de hauts et de bas marquera amplement l’incompréhension grandissante entre la population et la justice de ce pays. À cela s’ajoute que cette extension n’est pas nécessaire pour les futurs jeux olympiques de 2024, que les fédérations de tennis régionales demandent elles la disposition d’un territoire bien plus ample, qui ne peut donc se créer sur le bois de Boulogne… Cerise sur le gâteau, l’extension a minima est possible en couvrant l’autoroute de Normandie, comme cela a été fait par la couverture du périphérique pour le Parc des Princes. La notion d’intérêt général dans notre pays a besoin de se réformer afin de prendre en considération la somme des intérêts des individus touchés par un projet, comme c’est le cas dans les pays anglo-saxons.

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