La piste d’essais et les derniers vestiges de Renault sur l’île Seguin

Saviez-vous que dans les sous-sols de l’Île Seguin, subsistent des ateliers et une piste d’essais, dernière mémoire des Renault… Pourquoi ne pas réhabiliter ces vestiges encore debout ?

70_p8_piste_fmt

Pour découvrir ce qu’il reste de la forteresse ouvrière il faut descendre dans les bas-fonds de l’Île. Ils abritent encore les restes des bâtiments 32 à 37 qui ont longtemps été dédiés au montage des automotrices. Et puis, devant soi, on découvre la piste d’essai… 2 600 m à l’époque, une partie faite de mauvais pavés pour tester la robustesse. Aujourd’hui un long couloir vide plongé dans un clair-obscur.

70_p8_carte_seguin_fmt

En 1930, quand la production démarre sur les chaînes de l’île Seguin la construction de l’usine n’est pas terminée, une deuxième tranche de travaux débute en 1933/1934, qui va lui donner sa silhouette quasi-définitive. Mais, il manque encore un équipement qui va donner la touche de modernité à cet ensemble industriel unique : la piste d’essais. Ce sera chose faite en 1935. Placée au ras du fleuve, au niveau de l’ancien sol de l’île, elle forme un triangle isocèle dont la pointe fait face à l’île Saint-Germain et dont la base est située dans l’axe des deux ponts. Réservée aux voitures de tourisme, elle sera modernisée mais guère modifiée au fil des années et continuera à être utilisée jusqu’à ce que cesse la fabrication en 1992.

70_p8-piste2_fmt

C’est au-dessus de la piste d’essai que le R4 devrait s’installer. La conservation des traces de l’ancienne piste de Renault et des ateliers de la pointe amont, est essentielle. Il faut s’attacher à y promouvoir un projet permettant de recueillir et de faire vivre la mémoire ouvrière et sociale de Renault-Billancourt.

Antoine Monnet

FacebookTwitterGoogle+Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


huit × 3 =