La fabrication « maison » de compost dans une grande copropriété sévrienne

59.8 bacs à compost Eiffel_fmtLe témoignage d’une résidente du parc Eiffel : où l’on s’aperçoit qu’il n’y a rien à perdre et tout à gagner à mettre en place un compostage collectif…

A Sèvres, la résidence du parc Eiffel dénombre 144 logements situés dans un parc de plus de quatre hectares. Le terrain faisait partie de la propriété de l’ingénieur Gustave Eiffel qui fut morcelée et transformée en copropriété au vingtième siècle.
Le jardinier de cette résidence, sou- cieux de l’environnement et de la fertilité du sol, fabriquait déjà un compost de feuilles. Constatant l’intérêt écologique et le gain important en matière de réduction des volumes des déchets, un copropriétaire de la résidence émit l’idée d’installer, pour les habitants, une aire de compostage des déchets organiques domestiques.
L’emplacement fut vite déterminé : pas trop loin des habitations, dans un endroit caché par une végétation persistante, à l’abri du vent et du soleil. On opta pour un dispositif en bacs donnés par la mairie, pratiques et d’aspect agréable.
Après une réunion d’information auprès des personnes volontaires sur les enjeux, le principe et la technique du compostage, nous étions prêts à commencer l’expérience et à mélanger nos déchets ménagers. Nous avons débuté en mai 2009 avec 6 familles reliées par courriel pour échanger nos réflexions et ajuster si nécessaire nos pratiques. Quatre mois plus tard, nous étions 9 familles. Au bout de 9 mois, le premier bac étant plein un second bac a été mis en service pour laisser mûrir le premier tranquillement. Régulièrement, le contenu est brassé pour une aération indispensable et l’humidité est vérifiée, afin d’obtenir un produit final de qualité.

La première récolte
Au bout d’une année de maturation du premier bac, les familles, enfants compris, se sont réunies pour démon- ter le bac et tamiser le compost dans une ambiance chaleureuse. Chacune est partie très fière, avec sa première récolte de compost « fait maison » pour amender ses jardinières.
Étonnés et contents, nous n’avons pour l’instant pas rencontré de dif- ficulté (aucune mauvaise odeur, nombre de moucherons limité) qui aurait mis fin à notre expérience. Nous avons appris que fabriquer son propre compost n’est pas si difficile et ne coûte rien. Cette alternative pour nos déchets n’est pas contraignante, il est juste recommandé d’observer et d’être patient. En recourant au compostage, les consommateurs que nous sommes contribuent à enrichir et à protéger notre environnement.
Christine Hubert

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