SEDIF : Comment noyer les oppositions ?

Le Syndicat des Eaux d’Île-de-France (SEDIF), au travers de Franciliane, filiale de Veolia, compte démarrer les chantiers de filière membranaire haute performance (FMHP) sur les sites Méry-sur-Oise et Choisy-le-Roi dès août 2026 et fin octobre pour Neuilly-sur-Marne et Noisy-le-Grand.

Le 24 juillet 2026, la commission d’enquête publique sur le projet FMHP sur l’usine d’eau de Neuilly-sur-Marne rendait un avis favorable à l’obtention d’une autorisation environnementale. Dossier complexe (3035 pages), décrivant en détail le système de filtration et de traitement membranaire combinant les technologies d’Osmose Inverse et de Nanofiltration. Conclusion, sur une population d’1,6 million d’habitants desservis par l’usine d’eau du SEDIF à Neuilly-sur-Marne, seulement 105 contributions ont été enregistrées.

Majoritairement défavorables les avis ont des arguments recevables. Le coût du projet est estimé à plus d’un milliard d’euros pour les trois sites de Choisy-le-Roi, Neuilly-sur-Marne et Méry-sur-Oise avec pour conséquence une augmentation des factures d’eau de 4 euros par mois et par foyer. Le terme filière membranaire haute performance (FMHP) cache en réalité le procédé d’osmose inverse basse pression (OIBP), dispositif décrié pour son gaspillage d’eau, la perte des minéraux, le coût et l’installation, le débit lent.

En revanche, l’enquête publique n’aborde pas le sujet, pourtant capital, de la réduction des pollutions en amont et sur l’ensemble du bassin car aujourd’hui, le projet SEDIF reporte le coût de la dépollution sur les consommateurs d’eau plutôt que sur les activités polluantes amont.

Un Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) devrait se tenir à l’automne. Dernière occasion pour les associations habilitées au dialogue environnemental de faire entendre leurs voix.

Plaine Commune, en Seine-Saint-Denis, étudie activement une sortie du SEDIF pour créer une régie locale de l’eau.

Didier Valon

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Ubiquité et temps libre

Le président de GPSO, premier vice-président du Conseil départemental et maire de Boulogne- Billancourt, a du temps libre et a postulé en mai dernier à la présidence du syndicat des eaux d’Ile-de-France (SEDIF), « libérée » par André Santini. Le procès-verbal du Syndicat relate les propos de M.Baguet qui marquent sa disponibilité pour présider le SEDIF.

« Enfin, étant maire de la commune de Boulogne-Billancourt, la question de sa disponibilité peut être un sujet. A cet égard, Monsieur BAGUET précise qu’il peut s’appuyer dans sa commune sur une équipe de sept personnes, comprenant une sénatrice, une députée, une vice-présidente du conseil départemental, une conseillère départementale, une conseillère régionale, deux conseillers régionaux et départementaux. Alors qu’il en est à son quatrième mandat, la commune de Boulogne-Billancourt fonctionne de façon autonome et ne lui prend pas énormément de temps. Il est par ailleurs Premier vice-président du Département des Hauts-de-Seine, sous l’autorité du Président Georges SIFFREDI, mais c’est ce dernier qui, en tant que « permanent », fait tout le travail. Enfin, Président du territoire GPSO, et potentiellement de l’Alliance des Territoires*, il démissionnera de ce mandat et ne prendra pas la présidence de l’Alliance s’il est élu président du SEDIF. »

Val de Seine Vert

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