Une solution pour le climat : Punir les écologistes !

En novembre dernier devaient être jugés à Nanterre au tribunal correctionnel, 4 militant·e·s d’Extinction-Rébellion pour avoir collé sur une palissade de chantier à Sèvres en septembre 2021, « URGENCE-CLIMAT-ECOCIDE » « ICI 66 ARBRES CENTENAIRES ABATTUS ».

Ils marquaient leur opposition à la coupe de plusieurs dizaines d’arbres par le conseil départemental avec l’approbation de la Mairie de Sèvres pour créer une « promenade des jardins »,
long couloir minéralisé. Ils risquent chacun.e jusqu’à 3750€ d’amende, des travaux d’intérêt général et une inscription au casier judiciaire.

En résumé, c’est une affaire d’affichage sauvage sur une palissade de chantier. Il semblerait qu’on juge plus l’appartenance à l’association, qui a une image radicale, que l’action elle-même, un affichage bien sage sur des palissades ternes.

La criminalisation de tels actes est totalement disproportionnée. L’inscription étant dite « au préjudice de la Ville de Sèvres », on s’interroge sur le préjudice.

Jamais aucune procédure n’a été engagée contre quiconque dans ce secteur où l’affichage sauvage fleurit régulièrement que ce soit de la part de partis politiques, de radios et hebdomadaires ou de producteurs de musique, particulièrement lors de Rock en Seine.
Certains commerces à proximité sont en infraction continue, soit pour des panneaux de micro-affichages couvrant la totalité de leur vitrine, soit pour un défaut d’extinction des enseignes et des locaux entre 1 et 6 heures du matin. L’éclairage nocturne du Musée de Sèvres est aussi une infraction remarquable. Quant au conseil départemental , il orne les candélabres publics du secteur de bannières à sa gloire ce qui est interdit par la loi.

Le Préfet de la région Ile-de-France fait savoir dans son avis rendu sur le règlement intercommunal de publicité de secteur lors de la réunion du 26 septembre 2018 :
« Plusieurs illégalités sont relevées (page 22). Aucune infraction n’a été relevée sur les enseignes, ce qui peut sembler surprenant au vu de l’importance et du dynamisme du territoire. Il serait utile que les mairies des communes concernées fassent usage de leur pouvoir de police pour les régulariser.-»

Val de Seine Vert appelle à soutenir ces militants écologistes dont les actions ici très respectueuses de l’environnement et bien sages sont injustement criminalisées.

Le procès a été reporté à novembre 2023 !

Frédéric Puzin

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