Un nouvel engagement pour Yann Fradin

Cofondateur en 1992 de Val de Seine Vert, cofondateur en 1995 d’Espaces, Yann Fradin vient d’être nommé membre du Conseil économique, social et environnemental de la région Ile-de-France (Ceser).

L’annonce par Renault de la fermeture du site industriel de Boulogne-Billancourt et de sa fameuse île Seguin a provoqué, il y a bientôt 20 ans, une onde de choc, et pas seulement par- mi les salariés de l’entreprise. C’est toute la population du Val de Seine, à la sortie ouest de Paris, qui s’est sentie concernée.

Yann Fradin, né en 1964, s’impliqua dans la réflexion sur l’événement, en tant qu’habitant de Sèvres, ville jouxtant Boulogne-Billancourt. Il est alors, avec quelques amis, de l’équipe qui fonde l’association Val de Seine Vert et qui publie La Lettre de Val de Seine Vert. Il s’agit de réfléchir à l’avenir, c’est-à-dire à l’après Renault, et d’ouvrir un dialogue avec les pouvoirs publics acteurs du renouveau du centre des Hauts-de-Seine.
Notre ami Yann a présidé Val de Seine Vert, a aussi été journaliste et promoteur du développement à Qui vive, mensuel local de l’Ouest pari- sien (1981-1989) qui a obtenu le Prix de la presse libre en 1985. Comme historien, il travaille depuis une dizaine d’années sur des thèmes de recherche en rapport avec son cadre de vie, notamment : Alphonse Lou- bat, maire de Sèvres au 19e siècle, promoteur du tramway à chevaux ; la saga Gaupillat-Gévelot, deux siècles d’entrepreneurs implantés à Issy-les-Moulineaux, Meudon et Sèvres ; le jardin japonais de Sèvres, créé par Albert Kahn.

En 1995, il est dans l’équipe qui fonde l’association Espaces, là encore en écho à la fermeture de Renault-Billan- court. Le site industriel désaffecté prenait des allures de squat, servant de logement à de nombreux sans- abri. Réfléchissant à la fois à l’arrivée de cette population et à la dépollution du site, l’idée germa de fonder une association capable de permettre à ces personnes de se réinsérer par une activité de plein air dont l’utilité so- ciale soit immédiatement perceptible à tous, y compris aux travailleurs : dépolluer les sols et les eaux, végéta- liser les espaces non bâtis, redonner vie à l’environnement urbain.

Très vite, Yann Fradin devint la locomotive de l’entreprise tout en veillant à préserver l’esprit asso- ciatif. Et il y a réussi puisqu’Espaces compte aujourd’hui 400 membres et 170 salariés (50 permanents et 120 écocantonniers, salariés en insertion). Il est sur le terrain, à l’écoute des éco-canton- niers. Il est auprès des donneurs d’ordre, qui sont ses partenaires et clients. Il est aussi dans la réflexion, comme en témoignent ses publications en histoire sociale, en écologie urbaine et dans le domaine de l’emploi et de l’économie solidaire : en 15 ans, au moins 25 articles, dont certains dans des revues hautement spécialisées.
Sa nomination au Ceser apparaît comme une décision logique et ré- jouit ses amis qui sont aussi les amis de l’environnement et du progrès social. Yann est membre des commissions Transports et Emploi et développement économique.

Bernard Chartrain
www.ceser-iledefrance.fr

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