STOP PUB !

La « Promenade des Jardins » est ce couloir piétonnier créé, à Sèvres, derrière le mur de la Manufacture
de Céramique, le long de la RD910, jusqu’à l’entrée du Parc de Saint-Cloud. Plusieurs dizaines d’arbres de haute tige ont été abattus pour être remplacés par beaucoup de pierres, quelques bosquets et un « miroir d’eau » évalué à 100 000 euros.

On sait que pour avoir peint quelques slogans sur une palissade de chantier indiquant l’emplacement d’un écocide de 69 arbres abattus des militants écologistes se retrouvent devant le tribunal début novembre.

Mais enfin, force est de constater que le mur, branlant et noirci, est devenu superbe, en pierres de taille et grilles à l’ancienne sur plusieurs centaines de mètres.

On s’interroge toujours sur le choix qui a été fait d’éloigner les piétons des commerces et restaurants du trottoir opposé en offrant un itinéraire en dehors de la ville. Ce genre d’initiative ne plaide pas en faveur d’un intérêt de la ville pour le commerce local.

Un espace attractif

Un panneau publicitaire vient d’être installé par la société Decaux, sans réaction connue de la Ville, à l’entrée de Sèvres sur la fine bande de verdure le long du mur de la nouvelle Promenade des jardins.

Le panneau était précédemment installé quelques mètres avant la Grille d’Honneur sur un large trottoir urbain, mais la réfection de ce trottoir a entraîné le transfert immédiat de la publicité sur un espace mille fois plus attractif pour un publicitaire.

En dehors de l’aspect déplaisant de la pose de cette publicité le long du mur d’une rénovation patrimoniale, on se demande quelle autorisation a pu être donnée pour cette pose. Le site du Domaine de Saint-Cloud est un monument historique. Il est hors des dispositions publicitaires de notre intercommunalité. Il n’y a pas de trottoir, donc pas d’accès piéton le long de ce mur.

Le panneau cherche à se faire passer pour du mobilier urbain en affichant sur sa face « cachée » des informations municipales. Mais celles-ci sont illisibles car inaccessibles. Ce n’est donc pas du « mobilier urbain » selon la jurisprudence. Il y a même une incitation à l’accident en laissant penser que la mince bande « arbustée » est en accès libre.

Le Conseil départemental est dans son obsession publicitaire après la pose de dizaines de très hauts et invasifs mats numériques déversant de la publicité sur les Hauts-de-Seine. C’est une incongruité qu’il importe de faire cesser immédiatement.

Frédéric Puzin

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