Retour au réel

Les familles modestes sont oubliées par le Plan local d’urbanisme de Grand Paris Seine Ouest (GPSO). Le territoire n’est ni « attractif » ni « accueillant » pour une partie de nos concitoyens.

La concertation ouverte sur le Plan local d’urbanisme intercommunal de GPSO connait plusieurs étapes dont le vote du PADD qui donne les objectifs que se fixent les huit communes de l’intercommunalité. Un des trois objectifs principaux est « Un territoire attractif et accueillant qui (…) tout en développant une offre de logements adaptée à la diversité des ménages (…) »

Pourtant les logements prévus sont de petite taille, il y a un fort déficit de logements pour familles. Le stock des 1  et 2  pièces est très important, d’abord préféré des investisseurs et aussi des mairies puisqu’en logement social pour arriver au graal des 25% exigés par la loi Alur, c’est le nombre de logements qui est pris en compte et pas la surface construite. De ce fait, il est plus profitable de faire construire des studios et deux pièces que des appartements familiaux. Et donc les familles s’en vont. Les grands ménages (4 personnes et plus) quittent les Hauts-de-Seine.

Les objectifs de l’État sont de 2 000 logements par an (loi du Grand Paris 2010) et 350 000 habitants en 2030 (SDRIF 2013). GPSO n’en a fourni que 1650 par an. Les villes veulent valoriser le « logement intermédiaire », dont la population est censée mieux répondre à « l’esprit village » fantasmé par la bourgeoisie aux manettes. Il n’y a que 20% environ de logements sociaux sur GPSO. C’est l’un des plus faibles taux des territoires au sein de la Métropole, similaire à Paris. La moyenne métropolitaine est à 30%, hors Paris. Il y a de moins en moins de jeunes. Leur part est la plus faible de la Métropole après Paris. En revanche, les plus de 65 ans représentent la catégorie la plus nombreuse, derrière Paris.

On note l’introduction possible du Bail Réel Solidaire, qui différencie l’acquisition du sol du bâti, pouvant rendre les acquisitions plus abordables (-30% ?) pour une faible partie de la population.

Le territoire n’est ni attractif ni accueillant pour une grande partie de nos concitoyens. Il faut être majoritairement retraité et prospère pour y vivre. Ce qui ne semble pas une caractéristique d’un vrai « village ».

Frédéric Puzin

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