Renault – Billancourt Mémoire vive ou morte

La mémoire des usines Renault dans le Val de Seine resurgit. Un parcours mémoriel et artistique est inauguré lors des journées du patrimoine.

Val de Seine Vert participe au comité qui travaille sur le « lieu de mémoire » du passé industriel et ouvrier du site de Billancourt. Ce lieu a été obtenu sur l’insistance notable de notre association et est mentionné dans l’accord que nous avons passé avec la ville de Boulogne-Billancourt. Pierre Gaborit, président du Comité de suivi de l’accord juridictionnel passé entre les associations historiques et la Ville, en a relancé activement le dossier, bien oublié jusqu’en 2021. Aujourd’hui la SPL (société publique locale) Val de Seine aménagement a mandaté le cabinet Manifesto, agence d’ingénierie culturelle, qui a beaucoup avancé son travail sur un premier parcours mémoriel et artistique en 9 stations sur le Trapèze.

Deux heures de visite

Ce parcours sera mis en place pour les journées du patrimoine les 16 et 17 septembre. Il y aura un parcours de 45 minutes de marche, avec une durée de visite totale de 1 heure 15 mn à 2 heures avec la première phase du parcours sonore et illustré.

Des QR codes géants seront peints au sol et rythmeront la visite. Un flash permettra d’avoir des capsules sonores avec des informations, des témoignages et des images pour illustrer les lieux. Un support papier sera disponible pour celles et ceux qui le souhaitent ou en auront besoin.

Cette première réalisation est riche de promesses et de possibilités d’évolution.

La Halle de 2000 m2 prévue dans le projet de Bouygues sur l’Ile Seguin a été victime des recours associatifs des derniers mois. Il n’y a plus aucune perception de l’espace et de la localisation du lieu de mémoire. Victime du désintérêt de beaucoup pour l’histoire et le travail de mémoire à engager sur les dizaines de milliers de travailleurs, très souvent immigrés et discriminés. Val de Seine Vert ne recherche pas un Musée « Renault » ou une Histoire qui oublierait la conflictualité continuelle de l’Ile qui avait été surnommée entre les deux guerres « L’Ile du Diable ».

Frédéric Puzin

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