Protocole d’accord sur l’île Seguin

En cette nouvelle année, il est nécessaire de faire le point sur un dossier qui, depuis 1992, tient en haleine nos adhérents, notre équipe, nos conseils, et bien des habitants du Val de Seine : il s’agit du devenir de l’île Seguin.

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Cela est d’autant plus nécessaire que depuis notre lettre de septembre 2015, qui titrait « Nos propositions pour l’Île Seguin », nous avons signé en novembre un protocole d’accord avec la commune de Boulogne-Billancourt et la société publique locale (SPL) « Val de Seine aménagement ».

Par ce document, nous nous sommes engagés à retirer notre recours contre le plan local d’urbanisme de l’île. En contrepartie, la ville et la SPL sont d’accord pour élaborer un dossier de réalisation modifié de la ZAC, prenant en compte les éléments suivants :

• suppression de l’immeuble de grande hauteur de 110 m

• définition d’une hauteur maximale de 50 m

• réduction de la constructibilité de l’île à un plafond maximal de 240 000 m²

• définition d’une programmation du reste à construire de l’île avec des espaces publics de qualité et des transports publics

• création d’un lieu à la mémoire des usines Renault et des ouvriers

• limitation de la circulation automobile libre, à l’exception des véhicules de service, taxis, livraison, PMR

• non-réalisation de logements permanents

• priorité à des transports collectifs et des modes doux et leur articulation avec le pôle intermodal du Pont de Sèvres.

L’ensemble de ces mesures correspond plus ou moins à nos demandes et, surtout, l’élément principal de notre combat, l’absence de tours sur l’île, a été accepté. Alors fallait-il être jusqu’au-boutiste en refusant de signer ce protocole ? Non, franchement non !

Le maire de Boulogne-Billancourt, à la différence de la majorité de ses collègues du Val de Seine, a accepté de négocier avec les associations et les riverains afin de faire évoluer son projet d’aménagement. Nous nous devions d’accepter cette main tendue. Contrairement à nous, les autres parties aux recours, d’autres associations et des habitants de Meudon, la refusent en soulevant différentes objections architecturales qui peuvent d’ailleurs être résolues.

Balzac a écrit : « la plus mauvaise transaction […] est meilleure que le meilleur procès » mais ici, dans notre cas, cette maxime ne s’applique pas vraiment car l’accord auquel nous sommes parvenus n’est pas si mauvais que cela. C’est pourquoi il faut espérer que la raison fasse son œuvre et que toutes les parties au recours se désistent, permettant ainsi à ce protocole de se réaliser et à l’île Seguin de revivre.

Alain Mathioudakis

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