Plan local d’urbanisme intercommunal de GPSO

Communiqué des élu·e·s écologistes de GPSO

Les élu-es écologistes des différentes communes composant l’établissement public territorial GPSO travaillent au quotidien pour améliorer le cadre de vie de leurs concitoyen-nes et préserver l’environnement.

Le document préparatoire compte de nombreuses cartes.

Nous souhaitons que nos villes soient apaisées, offrent des logements accessibles à toutes et tous et permettent à l’ensemble de la population, aujourd’hui comme demain, d’affronter et de s’adapter à la crise climatique et énergétique à l’œuvre.

L’élaboration du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de notre territoire, Grand Paris Seine Ouest (GPSO), a été lancée il y a quelques mois. Ce plan va fixer pour les dix ans à venir le cadre réglementaire de l’urbanisation de nos communes.

Nous avons participé activement à l’ensemble des concertations organisées, de manière constructive.

Au vu des documents qui nous sont aujourd’hui accessibles, nous constatons un fort décalage entre l’ambition affichée dans les objectifs du Programme d’aménagement et de développement durable adopté en 2022 et les premières déclinaisons réglementaires.

Un PLUi qui soit un vrai projet de territoire

Il semble que le règlement en préparation soit pour beaucoup une juxtaposition des PLU actuels de chaque commune. Cette vision est à l’opposé d’une approche territoriale visant à rééquilibrer notre territoire et à lui donner une âme commune.

Le paysage négligé

Si nous saluons l’intégration de cônes de vue et le renforcement des dispositifs de protection sur le patrimoine bâti et arboré, nous regrettons que GPSO n’ait pas mis le paysage au cœur de sa stratégie de planification. L’élaboration d’un plan de paysage, comme dans de nombreux autres territoires, aurait permis une démarche plus participative avec la population comme cela a été fait pour établir les bâtiments et arbres remarquables. Cette démarche aurait permis la prise en compte de points noirs à résorber (notamment entrées de ville) et une plus grande mise en valeur des éléments patrimoniaux naturels et bâtis.

Rendre vraiment opposables les trames vertes et bleues

Notre territoire est riche de biodiversité et il convient de préserver des trames vertes et bleues nécessaires à sa sauvegarde. Nos ressources en eau s’épuisent et nous devons les conserver. Nous demandons que ces trames soient clairement identifiées dans le PLUi et qu’elles fassent l’objet de fortes mesures de protection et notamment que leur continuité puisse être assurée par la mise en place de servitudes ou d’emplacements réservés.

Développer les mobilités douces et améliorer les espaces publics

Le PLUi nous donne l’occasion de formuler une stratégie de développement des continuités piétonnes et cyclables. à ce jour, il nous semble que seuls quelques axes structurants figurant au « plan vélo » de GPSO de 2022 ont été identifiés sans que la faisabilité d’aménagements appropriés soit confirmée. Plusieurs projets communaux ou départementaux actuels d’aménagement de voirie sur ces axes mettent en évidence le décalage entre ces principes et la réalité De même, les espaces publics n’apparaissent pas comme étant un sujet central et aucune orientation ne nous semble être prise pour améliorer l’existant et en développer d’autres. à ce titre, réduire drastiquement la place des véhicules motorisés individuels nous apparaît incontournable pour lutter contre la pollution de l’air qui touche des milliers de nos concitoyen-nes. Les politiques de stationnement automobile sont un outil majeur de régulation comme le montre l’exemple parisien dont le PLU en cours d’élaboration ne fixe plus que très peu d’obligation en la matière. à GPSO et notamment dans les zones denses, les exigences de création de places de stationnement autour des gares doivent être revues à la baisse.

Adapter le territoire aux conséquences des dérèglements climatiques

Il nous apparaît incontournable que le règlement prévoie des dispositions visant à adapter le bâti (neuf et existant) et l’espace public aux effets du dérèglement climatique. Si notre territoire se veut exemplaire, il doit imposer des règles sévères dans ce domaine, pour économiser l’énergie et diminuer les charges des habitant-es actuel-les et futur-es et prévoir des îlots de fraîcheur. L’obligation de pleine terre issue du Schéma de cohérence territorial de la Métropole (SCOT métropolitain) sera réaffirmée et nous nous en réjouissons ; nous souhaitons que le coefficient de biotope ajouté par GPSO ne soit pas une façon de diminuer l’ambition sur ce sujet. Il est impératif que les règles de hauteurs soient revues pour faciliter le respect de ces espaces de pleine terre.

Ne pas oublier le passé pour préparer l’avenir

Si l’ambition d’être un territoire innovant est proclamée haut et fort par les maires, nous craignons qu’elle ne soit pas retranscrite dans le PLUi. Notamment parce que notre territoire ne doit pas continuer d’effacer toute trace de son riche passé industriel et scientifique qui devrait constituer le terreau d’un nouveau récit. Ce territoire peut redevenir un lieu de production et ne doit pas poursuivre son hyper spécialisation dans le tertiaire. Cela doit se faire en respectant les éléments géographiques qui l’ont façonné : la Seine, les forêts, les cours d’eau.

Favoriser le logement social et les mixités sociales et intergénérationnelles

Des milliers d’habitant-es de GPSO sont en attente d’une solution de logement digne. La production de logements sociaux a été ces dernières années inférieure aux objectifs fixés par l’Etat. Les maires de nos communes ont demandé au préfet de revoir à la baisse ces objectifs : cela n’est pas acceptable !

Nous demandons que la priorité soit de produire des logements sociaux et très sociaux, en introduisant comme l’a proposé Chaville un pourcentage obligatoire de logements PLAI ou PLUS afin de permettre à nos concitoyen-nes de toutes conditions de vivre sur leur territoire. Cela passe par des mesures de densification raisonnée permettant notamment de préserver la pleine terre, d’opérations de rénovation et de transformation de bureaux en logements.

Des solutions existent et sont mises en œuvre ailleurs pour favoriser une plus grande mixité sociale et une solidarité intergénérationnelle. GPSO ne doit pas passer à côté de son avenir !

Pierre Toulouse, Catherine Candelier, David Ernest, Rémi Lescoeur, Luc Mauvarin, Isabelle Chayé, Pauline Rapilly-Ferniot, Thibault Lejeune, Bouchra Touba, Corinne Savary

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