Le passé, le présent, l’avenir de l’île Seguin

La réunion qui s’est tenue le 13 mai, salle des Fougères à Boulogne-Billancourt, à l’initiative de Val de Seine Vert a marqué une étape importante dans la mobilisation pour un lieu de mémoire sur l’île Seguin.

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La cinquantaine de participants ont écouté celles et ceux qui ont été acteurs des mobilisations ouvrières : Roger Silvain, Emmanuelle Dupuy, Robert Créange, Georges Hufschmitt… Tous ont plaidé pour que les différentes associations mobilisées depuis des années pour promouvoir et valoriser la mémoire ouvrière se rassemblent.

L’avenir de l’île Seguin doit s’écrire en phase avec ce passé, pas contre lui. C’est de notre culture qu’il s’agit. Pas celle des grands hommes, taillés dans le marbre des livres d’histoire, mais d’une culture vivante, quotidienne, populaire. Ces travailleurs, hommes et femmes, français et immigrés, ce sont nos ancêtres. Nous nous sentons de cette lignée, et cela faisait chaud au cœur d’entendre, comme en famille, récits et anecdotes. Nos luttes prolongent les leurs, même si le contexte a changé.

Notre contexte à nous c’est le réchauffement climatique, le déplacement massif de populations, l’épuisement des ressources… Nous savons dores et déjà ce que cela implique. Les villes denses comme les nôtres doivent développer la trame verte et bleue de façon à faire revenir la nature en ville. C’est la seule façon de limiter les îlots de chaleur. Il faut également veiller à la mixité des populations et des usages. Nous sommes plus forts, plus résilients, lorsque nous sommes multiples, polymorphes, adaptables.

Le travail aussi devra s’adapter, déjà le télétravail se développe. Aurons-nous besoin demain de tous les mètres carrés de bureaux qui sont mis sur le marché ?

Après des décennies de ségrégation spatiale il nous faut trouver les bons équilibres, bassin de vie par bassin de vie. La nature comme l’industrie et la logistique doivent retrouver leurs droits dans nos villes. Cela se fera au détriment des bureaux et c’est tant mieux ! Nous n’en sommes pas là.

Alain nous a présenté les derniers rebondissements du « dossier Seguin » et la position de notre association lors de la médiation. Il a rappelé que nous avons gagné la création d’un « Comité de suivi » qui nous permet de veiller au grain.

Les discussions conviviales se sont prolongées autour d’un buffet de délicieux pastels sénégalais et de samosas malgaches, cuisinés « maison » par Fatou Dialo et Shiama. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait vivre cette soirée exceptionnelle.

Luc Blanchard

Photo Tin Cuadra

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