La géothermie de surface, une source d’énergie propre encore sous-exploitée

Alors que la géothermie profonde laisse de côté les maisons individuelles et les petits immeubles collectifs en zone dense, la géothermie de surface, moins connue, est une alternative pertinente pour nos territoires.

Carte du BRGM

Malgré quelques initiatives en cours de développement, les territoires denses comme les Hauts-de-Seine en général et le Val de Seine en particulier sont peu propices à la mise en place de géothermies profondes. D’abord en raison du manque de foncier disponible pour forer un puis, mais aussi en raison de l’exclusion d’un nombre important de logements de ces systèmes.

Dans les communes où ces projets existent ou sont en développement, elles ne concernent en effet que les bâtiments publics ou les immeubles d’habitation collectifs de plus de 50 lots, ce qui exclue de fait les maisons individuelles comme les copropriétés de moins de 50 lots, seuil souvent plus élevé qu’un immeuble de sept étages, indépendant d’une grande résidence.

Une démarche plus accessible

Dès lors, la géothermie de surface apparaît comme une solution efficace pour les logements concernés, et pas seulement pour les maisons individuelles : l’ADEME estime que selon les zones franciliennes, cette technologie pet produire jusqu’à 100% des besoins en chauffage et climatisation, et même de 10 à 20% dans les arrondissements du centre de Paris, les plus denses.

On entend par géothermie de surface tout dispositif d’échange d’eaux souterraines jusqu’à, maximum, 200 mètres de profondeur. Dans ce système, la pompe à chaleur dont les limites et les écueils sont connus – l’installation est surtout impossible en zone très dense – n’est pas obligatoire.

Un coût limité

Autre avantage, il n’est pas obligatoire d’avoir à disposition une ressource en eau préexistante, dans la mesure où il est possible de prélever cette énergie dans la roche, au moyen d’un circuit d’eau fermé enterré. De tels projets, qui peuvent être intégrés aux fondations mêmes des bâtiments, avec un coût limité, sont en cours de développement dans de futures stations de la ligne de métro 14 en Seine-Saint-Denis, où plusieurs stations chaufferont des habitations avoisinantes.

Dernier avantage de cette solution, elle permet de chauffer en hiver mais aussi de rafraichir en été, chose impossible dans le cas de la géothermie profonde qui puise une eau trop chaude pour qu’elle puisse servir à du refroidissement.

Serge Brière

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