Élus pour faire quoi ?

Les 23 et 30 mars derniers, lors des élections municipales, les citoyens de l’ensemble des communes du Val de Seine Vert ont rendu leur verdict. Il ne nous revient pas de tirer de quelconques leçons politiques. Néanmoins, un constat s’impose : la totalité des maires sortant ont été renouvelés. Mais faut-il y voir un satisfecit pour l’ensemble de leur travail et une carte blanche pour toutes leurs actions futures ? Ces interrogations se posent légitimement tant au regard du faible taux de participation que de l’influence du contexte national sur ce vote normalement si local.

Quoiqu’il en soit il faut saluer l’ensemble des maires qui ont tous été réélus pour un nouveau mandat de six ans ; ainsi que Gégoire de La Roncière élu à Sèvres pour la première fois, dans un contexte particulier l’absence du maire sortant, M. Kosciusko-Morizet à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.

Faire preuve de bon sens

Dans le dernier numéro de la revue d’Ile-de-France Environnement, Liaisons, Michel Riottot, président de cette association pendant quatre ans, ne se représentant pas en raison des statuts de cette structure et aussi par souhait personnel, soulevait la problématique de la durée des mandats politiques et du renouvellement des élus. Une limitation dans le temps « permettrait de redonner du sang neuf » et « augmenterait le nombre de citoyens prenant des responsabilités ce qui améliorerait la reconnaissance citoyenne de la fonction aujourd’hui malmenée et souvent décrédibilisé ». Cette analyse frappée du coin du bon sens ne peut qu’être partagée ici dans le Val de Seine.

Les électeurs ont-ils élus des maires pour qu’ils bétonnent un peu plus leur ville ou pour que leur santé et celles de leurs enfants se dégradent ? A priori, non ! Tout le monde partage le même objectif améliorer le cadre et la qualité de vie de chacun tant pour le présent que pour l’avenir.

Changer de regard et de pratique

Bien des élus considèrent les associations d’environnement comme des freins à toute évolution alors qu’au contraire ce sont des structures permettant de mener des réflexions à long terme et donc de prendre du recul, deux caractéristiques permettant de remettre la notion de service public au cœur des décisions sans être soumis à des impératifs politiques, économiques ou à la pression des lobbys.

Bien des décideurs politiques pensent que les projets d’évolution territoriale doivent être gérés uniquement par des élus. En ces temps où la démocratie prend d’autres formes que le simple scrutin électoral, grâce à internet notamment, il est temps de mettre en place de véritables outils de concertation et de codécision.

 

Alain Mathioudakis

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