Greendock, le jour d’après

La mobilisation qui a conduit à l’abandon du projet Greendock sur le port de Gennevilliers se poursuit. Le 28 juin par une fête, au-delà à travers l’instance permanente de concertation.

Le collectif “STOP Greendock” qui réunit associations de défense de l’environnement et riverains a remporté une bataille. L’entrepôt géant qui projettait de s’implanter sur le lit majeur de la Seine ne verra pas le jour. Suite à l’avis défavorable de la commission d’enquête (cf. #118) le maire de Gennevilliers à refusé d’accorder le permis de construire. C’est incontestablement une victoire d’étape. Elle sera célébrée, comme il se doit, le 28 juin sur Lil’Ô , une friche industrielle à la pointe de l’Ile-Saint-Denis que l’association Halage bichonne pour faire renaître la biodiversité. Le lieu choisi par le collectif est en lui-même symbolique car il donne à voir la revanche de la nature sur le béton.

Concerter en amont des projets

Reste à définir quel projet va succéder à Greendock. Nous souhaitons qu’il soit co-élaboré avec toutes les parties prenantes, au sein de l’Instance permanente de concertation (IPC). Nous avons suscité, il y a un an, la création par Haropa port de cette structure pour réfléchir à l’avenir du port. L’état des lieux est inquiétant, les 400 hectares de zone industrielle au cœur de la ville de Gennevilliers forment un îlot de chaleur qu’il est urgent de renaturer. Val de Seine Vert plaide depuis des mois pour que le terrain sur lequel devait être implanté Greendock soit une porte par laquelle la nature pénètre le port. Il est idéalement placé face à une zone Natura 2000 qui s’étend à la pointe de l’Ile-Saint-Denis. Ce réservoir de biodiversité ne demande qu’à enjamber le bras de Seine et à s’étendre sur l’autre rive. Pour cela il faut végétaliser la berge mais aussi l’intérieur du port. C’est une mission d’intérêt général dont l’IPC doit pouvoir se saisir.

Luc Blanchard

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