Coronapistes sur la RD910

P3_Photo Weelz_fr, le web magazine du vélo urbain www_weelz_fr

Lors du déconfinement il est probable que les transports individuels soient privilégiés par les usagers qui redouteront la proximité induite par les transports en commun. Sollicités par les élus écologistes de Chaville et de Sèvres, les maires des deux communes ont cosignés, le 16 avril, une lettre adressé à Georges Siffedi, président par intérim du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Ils lui demandent que la route départementale 910 (RD910), qui relie Versailles à Boulogne-Billancourt, soit aménagée de façon à permettre la circulation sécurisée des cyclistes.

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  1 comment for “Coronapistes sur la RD910

  1. Rouben TER-MINASSIAN
    juin 24, 2020 at 8:13

    Sur la « coronapiste » et le projet de départemental de réaménagement de la RD910 soumis à enquête publique

    La mise en place récente de la piste cyclable « coronapiste » par le Département sur la RD910 confirme la volonté de ce dernier de privilégier les solutions de transport individuelles au détriment des usages collectifs (déplacement mais aussi autres usages sociaux de l’espace public).

    La mise à voie unique de la RD910 (y compris pour les autobus), la suppression des voies bus là où elles existaient, la réduction des trottoirs, l’assignation des rares espaces piétons devenus résiduels à des « placettes au traitement qualitatif » (supposées compenser l’abattage de 500 arbres), la multiplication des « ilots directionnels » dignes d’un périurbain de zone commerciales des années 1980, le maintien ou même l’extension des places de stationnement pour les véhicules automobiles privés, tout cela caractérise le projet récemment soumis à enquête publique .

    Dans ce projet, la justification (sur le seul plan des flux de circulation) ne repose que sur une modélisation informatique particulièrement indigente sur le plan méthodologique. Elle conclut qu’une voie unique assurera un débit et des temps de parcours similaires à toutes heure par rapport à une double voie, en partant de l’hypothèse que la départementale est déjà à une seule voie, compte tenu du stationnement irrégulier en pleine voie de véhicules, sans le moindre élément quantifié ou mesuré, ni prise en compte que justement le double sens permet le dépassement par les autobus et justement un usage et un partage de la chaussée par les cyclistes. Il suffit de questionner les conducteurs de bus pour avoir confirmation des importants effets d’un tel projet.

    Aucune projection n’est réalisé sur l’effet de ces aménagements projetés sur les transports en commun et l’avis des autorités de transport brille par son absence. Ce projet est contestable et contesté, je crois, notamment par VDSV, dans son avis donné à la faveur de l’enquête publique.

    La mise en place de la « coronapiste » « provisoire » dont les principes sont similaires et ne peut que conduire à d’importantes pertubations des transports en commun et à l’abandon (ou l’interdit) de l’usage de la voie normale par les cyclistes. Elle, s’est faite sans aucune des rare garanties démocratiques qui s’imposent quand même aux aménagements des espaces et biens publics: justification argumentée, possibilité de débats contradictoires, enquêtes publiques et possibilité pour les association de recourir au droit public quand ces garanties ne sont pas respectées.

    Les » raisons sanitaires » affichent la volonté de réduire de moitié les capacités des déplacement effectués en transport en commun et profitent des « lois d’exception » pour imposer des projets technocratiques sans débats et sans études des alternatives. Les associations de protection de l’environnement dont le combat de tous les jours est de plaider, non sans difficultés, pour cette démocratie environnementale n’ont aucunes raisons de l’abandonner aujourd’hui et de participer à cette promotion par le fait du Prince de l’individuel contre les usagers des transports communs et un usage réellement partagé des infrastructures urbaines collectives.

    Val de Seine Vert est adhérent de la Fédération des usagers des transports en communs. Il serait donc important que à la fois sur le sujet de l’aménagement « provisoire » que sur celui du projet soumis à enquête publique, Val de Seine vert se fasse l’écho en partenariat avec la FNAUT de la volonté de promouvoir un environnement urbain réellement partagé par tous.

    Rouben Ter-Minassian, adhérent Val de Seine vert 1992/2002

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