Les élections municipales devraient être un moment privilégié d’écoute de la part des candidats, s’informant des positions et des besoins des associations et se nourrissant de leurs expertises.
Les associations doivent jouer un rôle de conseil et de vigie.

France Nature Environnement Île-de-France, la fédération des associations de protection de l’environnement, a publié des fiches détaillées pour aider les équipes à une prise de décision en pleine conscience.
FNE-Ile-de-France a ainsi produit une fiche « Aménager sans artificialiser », particulièrement bienvenue pour permettre, par exemple, une production de logements indispensables : « densifier à la verticale, réduire la sous-occupation, remobiliser les zones d’activités économiques sous-utilisées, installer des habitations au milieu, ou au-dessus, des entreprises, mixer les usages, occuper les locaux vacants, les friches » etc.
Mobilité, déchets, eau, alimentation, pollution lumineuse, nombreux sont les champs étudiés illustrés par des exemples de réalisations concrètes. Initiative heureuse qui n’occulte pas les questions délicates comme la réalisation d’une écologie plus populaire.
Le logement social est absent de la plupart des programmes, le plancher de 25% des logements locatifs en « social » est considéré par beaucoup d’élus comme un plafond. On compte des chambres de foyers de jeunes travailleurs, des résidences collectives pour arriver aux 25%. On se retranche derrière des arguments « écologiques » pour empêcher le retour dans nos villes d’une véritable mixité sociale.
Beaucoup de programmes municipaux sont atterrants de couardise, d’appels à la notion de village, au bien-être sans étrangers. Le moindre projet qui permettrait de loger des familles dans des conditions humaines est rejeté au nom de principes écologistes dévoyés : trop dense, trop de circulation, trop de chaleur, de hauteur, de bruit. Les îlots dits de fraîcheur sont évidemment indispensables, même si le terme d’îlots est une défaite en lui-même, mais on doit s’interroger sur l’intérêt porté par les plus privilégiés sur un concept dont la force d’exclusion n’a pas encore été mesurée.
La principale fraîcheur c’est de proposer un toit à des être humains.
Frédéric Puzin





