
Ville d’Avray est une commune sage, riche de son passé, associée à jamais au beau film « Les dimanches de Ville d’Avray », à ses illustres résidents de Boris Vian à Jean Rostand, aux étangs « de Corot »…
Passée de village à Ville, composée d’une population généralement aisée et dont les penchants politiques sont invariablement de droite dans des proportions très importantes. L’opposition municipale est aussi de droite et l’urbanisme est le sujet de discorde de premier choix.
Ville d’Avray est une ville d’immeubles à plus de 85 % mais se croit village et peine à remplir ses obligations en matière de plancher de nombre de logements sociaux : 15 % au lieu des 25 % exigés.
Les quelques projets pour permettre l’accroissement du nombre des logements sociaux se heurtent à la dure réalité d’une volonté d’une partie de la population et de politiques opportunistes de rejeter toute mixité sociale. La ville a signé un contrat avec l’Etat qui permet de diminuer les pénalités sous réserve de logement sociaux.
Les projets d’ampleur de rénovation du centre-ville de Ville d’Avray suscitent des mobilisations type « protection de l’environnement » qui, quelle que soit la qualité des réflexions qui les motivent sont toujours un classique « Nimby » pour tenter de renverser une municipalité. La rénovation du conservatoire, l’implantation d’une maison médicale dans l’ancienne poste, une maison intergénérationnelle, le contrat avec l’Etat…Voilà des chantiers d’importance qui contrastent avec le bilan d’une ville voisine qui inaugure des restaurants.
Frédéric Puzin