Les impacts environnementaux du secteur du bâtiment sont aujourd’hui bien connus. En France, il représente 43 % des consommations énergétiques annuelles et génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il contribue également à 40 % de la pollution de l’eau potable et environ 40 millions de tonnes de déchets de construction et de démolition sont produites chaque année soit 50 % des déchets mis en décharge sur le territoire.
Ce qui est moins divulgué, ce sont les informations concernant l’impact sur la biodiversité. En effet, le moindre chantier bouleverse tout l’écosystème sur lequel il est implanté. Les travaux de terrassement impactent toute la biodiversité d’un site en détruisant totalement la flore et en chassant la faune de son habitat naturel. La pollution générée par les engins bruyants, les travaux de nuit, les norias de camions, les poussières de ciment et les produits toxiques, condamnent toute forme de vie avec des stigmates visibles longtemps après la fin du projet.
Si les évaluations environnementales sont parfois exigées quand un projet, de par sa nature, ses dimensions ou sa localisation, est susceptible d’avoir des incidences notables sur l’environnement ou la santé humaine, les avis qui en découlent ne sont pas toujours pris en compte.
L’attestation RE2020
Depuis le 1er janvier 2022, le dossier de demande de permis de construire, pour les bâtiments neufs, doit fournir une attestation RE2020. Cette réglementation environnementale impose le calcul des émissions de gaz à effet de serre sur un cycle de vie conventionnel de 50 ans. Cette déclaration, issue d’une Analyse du Cycle de Vie (ACV), permet de s’assurer que le projet répond bien aux exigences de la réglementation et qu’il atteint les seuils fixés.
C’est ce document qu’il faut impérativement analyser lors de la consultation des permis de construire comme l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration l’autorise.
Didier Valon