Les berges de Seine squattées par des chantiers

Les promesses du Conseil départemental d’aménager 14 hectares d’espaces verts, du pont de Sèvres à Paris, sont loin d’être tenues.

Les associations du collectif RD7 qui se sont battues pour un aménagement plus équilibré de la voie rive gauche de Seine, ou RD7, constatent que sur les belles pelouses bordées d’arbustes se sont installées des bases-vie et des chantiers.

Sur Issy-les-Moulineaux, entre la place de la Résistance et Paris, les berges ont été construites soit pour des logements soit pour des marchands de matériaux ou de fabrication de béton. Par contre, de la place de la Résistance au pont de Sèvres, les pelouses bordées de rideaux de jolis arbustes avaient été aménagées avec soin. Que voit-on quand on parcourt ces berges ?

  1.  Dès la place de la Résistance : une base énorme de chantier suivie d’une base-vie de près de 500 mètres de long pour la construction de la ligne 15 du métro express installée depuis plusieurs années.
  2.  400 mètres plus loin : une nouvelle base vie avec un dépôt de chantier de Razel Bec.
  3.  Contre le déversoir d’orage du carrefour de Vaugirard : une base-vie et un chantier pour son réaménagement.
  4.  Au niveau du nouveau pont entre Meudon Campus et l’Ile Seguin : une énorme base-vie de plus 200 mètres de long, destinée aux aménagements de l’ile.
  5.  Au pied de la rue Henri Savignac : un dépôt de chantier, aujourd’hui disparu, mais le sol a été très artificialisé.
  6. Avant le Pont de Sèvres : une base-vie pour la ligne 15.

Six espaces verts de loisirs à destination de tous nos concitoyens sont artificialisés et occupés plus ou moins longtemps pour des opérations, certes importantes, mais consommant plus de la moitié de la surface en espaces de nature prévue par le département.

Les pouvoirs publics et leurs services considèrent que les espaces de nature sont juste des éléments d’ajustement des aménagements urbains, oubliant que ce sont des espaces vitaux pour la résistance au changement climatique, son atténuation, la biodiversité et la santé des habitants…quand la température atteindra 50 à 60 °C en plein soleil, ces espaces arborés rafraichissants seront bienvenus. Auguste Comte disait « savoir pour prévoir afin de pourvoir », qui s’en inspire encore !

Michel Riottot

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