Indispensable trame noire

Le maintien de la biodiversité passe par la création de trames vertes et bleues mais aussi de trames noires. L’éclairage public peut être source de rupture des corridors écologiques pour les espèces qui fuient la lumière et qui sont donc contraintes dans leurs déplacements. Les Plans locaux d’urbanisme intercommunaux doivent en tenir compte.

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À l’heure où s’élabore le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) de Grand Paris Seine Ouest il importe de se donner les moyens de lutter contre la pollution lumineuse. L’éclairage perturbe le repos des espèces diurnes ainsi que l’activité de nombreuses espèces nocturnes. La destruction massive d’insectes attirés par les éclairages, la perturbation des rythmes et des migrations, la réduction du succès reproductif ainsi que la diminution des ressources alimentaires des oiseaux seront ainsi limitées.

Le projet de territoire

Première brique du PLUI, le projet d’aménagement et de développement durable (PADD) est un document explicatif et justificatif, assurant la cohérence de l’ensemble du Plan. Il n’est pas opposable aux tiers, mais il entretient des liens très étroits avec le règlement qui, lui, s’impose aux autorisations d’urbanisme. C’est donc dès cette étape que doit être fixé un objectif général d’amélioration de la qualité de nuit pour la biodiversité et les usagers, mais également un objectif localisé de préservation de la trame noire (secteur à enjeu spécifique).

Le règlement viendra ensuite préciser la manière dont s’appliquent ces grandes orientations y compris grâce à des cartes qui devront inscrire la trame noire dans l’espace.

N’hésitez pas à nous faire remonter vos observations concernant la pollution lumineuse et les espaces qui nécessitent une protection spécifique, nous porterons cette parole auprès des élus et des techniciens.

Luc Blanchard

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