Deuxième tour : et après ?

Les Hauts-de-Seine est un département qui n’est pas très sensible aux thèses xénophobes et anti européennes. La ville, la métropole, a bien des défauts mais au moins elle permet de sortir de l’entre soi.

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Pour les Hauts-de-Seine, 74% de participation soit 26% d’abstention. Le rapport de force est de 80% pour Emmanuel Macron et de 20% pour Marine Le Pen. Emmanuel Macron gagne 43% de suffrages par rapport au premier tour (37%) et Marine Le Pen 12%.
En gros les 8% de Zemmour, et les 1,26% de Nicolas Dupont-Aignan. Un gain très modeste.

En France c’est 72% de participation, Marine Le Pen gagne 18 points, dont 9 hors candidats d’extrême-droite.
Emmanuel Macron en gagne 30.

Il y a eu un vote-barrage « Marine LepPen » contre Macron. Les deux années de pandémie, précédées de l’épisode des « gilets jaunes » ont cristallisé les rancœurs de certains contre Macron. Le vote Le Pen était le vote refuge des anti-Macron comme le vote Macron a servi de refuge à tous ceux qui considèrent que les dangers ne se valent pas.

Emmanuel Macron doit comprendre que les citoyens souhaitent davantage de participation aux décisions et orientations prises. Le bilan environnemental est très décevant. Il y a eu un désarmement réglementaires des citoyens et des associations devant les projets urbanistiques les plus délirants. L’État continue comme s’il n’y avait aucun problème environnemental. Les atermoiements autour de l’interdiction du glyphosate constituent une belle illustration des choix faits par le pouvoir. La lutte contre le réchauffement climatique ne constitue qu’une accroche publicitaire sans contenu réel.

La conversion écologiste d’Emmanuel Macron « faire de la France une puissance écologique » n’est sans doute que de circonstance et il est utile de rappeler dans les urnes aux élections législatives que les promesses ne suffisent pas et qu’un rapport de force démocratique doit être établi.

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