Vélos partagés

P3_Photo Weelz_fr, le web magazine du vélo urbain www_weelz_fr

Comme à Paris, les trottoirs de GPSO voient fleurir des bicyclettes colorées de plusieurs offres de vélos en libre-service ou « vélos sans borne ».

Comme leur nom l’indique, ces vélos partagés n’ont pas besoin de station sur la chaussée ou sur les trottoirs, comme les Vélib, puisqu’ils sont en accès et en dépose libres sur tout l’espace public.

Leurs noms : Ofo, Mobike, BlueGogo, Gobee.Bike… et ce n’est pas fini…

À ce jour, le déploiement de ces services n’est pas plus réglementé que l’usage de vélos privés dans les villes.

Techniquement, le service se base en général sur un antivol « connecté » qui bloque la roue arrière du vélo. Pour le déverrouiller, vous devez posséder un smartphone avec l’application du service. Il suffit ensuite de scanner le « QR Code » situé sur le vélo, l’antivol se déverrouille automatiquement et vous pouvez rouler puis déposer le vélo où vous voulez et le verrouiller par « QR Code ».

Les vélos sont ainsi dotés de puces GPS qui permettent de connaître en temps réel l’emplacement exact des vélos à proximité (à l’instar des scooters électriques « Cityscoot » bleus et blancs limités à Paris, Boulogne et Neuilly).

Les tarifs sont faibles, de l’ordre de 50 centimes pour une demi-heure de trajet. Cela s’explique sûrement par le fait qu’il n’y a pas d’infrastructure de stationnement connectée ni d’emprise réservée sur la chaussée et que les vélos sont de qualité médiocre, bien loin des Vélib à 3 000 € pièce ! L’auteur de ces lignes suppose également que la société compte revendre (à prix d’or ?) les informations agglomérées de déplacement des usagers…

Il n’y aurait que des avantages à ce mode de location ? Pas tout à fait…

Certes, pour l’usager, il est beaucoup plus simple de pouvoir laisser le vélo à destination sans la contrainte de trouver une station avec des emplacements libres, mais pour que ces services soient utiles, il faut une quantité de vélos suffisante pour en trouver facilement.

C’est le cas en Chine (Chongqing, Pékin, Shanghai…) où des milliers de vélos sont disponibles, encombrants souvent l’espace public (voir photo)… À Londres ou Amsterdam, une réglementation est mise en place pour réguler cette prolifération !

Pour le territoire de GPSO, après Boulogne-Billancourt, Issy et Vanves, l’offre Vélib s’étend maintenant à Sèvres, Meudon et Chaville avec au total 63 stations Vélib (incluant des places de Vélib électriques).

Pour les « vélos sans borne », la contrainte des Vélibs exigeant des stations fixes limitées à certaines communes est levée, mais la faible qualité des vélos proposés sans dérailleur et sans réglage de la selle décourage les utilisateurs pour attaquer les côtes de Meudon, Sèvres, Saint-Cloud…

Soyons attentifs au développement de ce mode de transport écologique et partagé, qui amènera sûrement de nouveaux utilisateurs abandonnant leurs voitures pour les déplacements de proximité, mais veillons à ce que ce service respecte la place des piétons sur les trottoirs – à charge par exemple du dernier utilisateur d’un vélo (ou du fournisseur de l’offre) de subir les conséquences pénales d’un stationnement sauvage et illicite.

Remi Lescœur

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